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  1. Une recommandation argumentée
  2. Les sources et les inconnues
  3. Les alternatives, y compris sans IA
  4. Un test, un responsable et les conditions d’arrêt
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Stratégie et opérations IAAI Jungle

Permissions et gouvernance : ce qu’un agent IA peut réellement faire

Définir les permissions, les données autorisées et la différence entre brouillon et action externe avant de donner de l’autonomie.

La gouvernance commence dans la définition du rôle, avant le premier incident. Pour un cabinet, la première question est ce que l’agent est autorisé à faire dans l’entreprise.

Permissions, validations et frontières des données transforment une démonstration en rôle dont quelqu’un répond. Sans elles, le cabinet peut accorder des accès sensibles avant d’avoir attribué la responsabilité du résultat.

Ce guide complète les modèles avancés et locaux et le passage du prompt au rôle IA.

Écrire les permissions dans le langage du métier

Au-delà des accès techniques, l’équipe doit savoir ce que l’agent peut lire, résumer, préparer, modifier, envoyer et conserver. Des règles compréhensibles peuvent être :

  • lire les échanges prospects explicitement autorisés ;
  • préparer des notes de suivi ;
  • créer des tâches internes à relire ;
  • ne pas envoyer de messages clients ou prospects ;
  • ne pas conserver de détails personnels sensibles en mémoire ;
  • citer les sources des affirmations factuelles.

Ces règles peuvent être partagées par associés, opérateurs et techniciens. Elles évitent de connecter les systèmes avant d’avoir décidé de l’autorité accordée.

Faire progresser l’autonomie avec des preuves

Les premiers agents préparent le travail sans prendre en charge la décision finale. Une progression possible consiste à observer et résumer, puis préparer des brouillons, puis mettre des actions limitées en attente. L’autonomie sur une action précise ne se discute qu’après des essais et dans un périmètre clairement défini.

Un agent de briefing peut commencer par résumer les changements d’agenda et de messagerie. Après correction du format, il peut préparer des notes de suivi. L’envoi reste séparé jusqu’à la définition des conditions, de la personne responsable et du traitement d’un échec.

Cette progression permet d’utiliser le système sans craindre des erreurs silencieuses.

Distinguer préparer et agir

Préparer signifie produire un matériau pour une personne. Agir signifie sortir du cabinet, changer un dossier, engager une décision ou déclencher un autre processus.

Les brouillons peuvent être des courriels, propositions, briefs, modifications proposées du CRM, tâches ou synthèses internes. Les actions comprennent l’envoi d’un message, une mise à jour visible du client, l’approbation d’une dépense, le changement de stade d’une opportunité ou la publication d’un contenu.

Un premier rôle doit généralement préparer plus qu’il n’agit. L’équipe peut déjà gagner du temps tout en gardant une responsabilité humaine. Cette distinction reste valable avec un modèle avancé pour la rédaction ou un modèle local pour l’extraction : aucun ne reçoit seul le droit d’accomplir une action sensible.

Fixer les frontières des données avant les connexions

Documents confidentiels clients, données personnelles, logique de prix, notes d’acquisition et données internes de performance peuvent exiger des traitements différents.

Certains processus peuvent utiliser un modèle local avec Ollama ou LM Studio ; d’autres un modèle hébergé, avec anonymisation, extraits limités ou contrôles du fournisseur. Certains doivent rester manuels tant que les sources et obligations ne sont pas claires.

Répondez à quatre questions : quelles sources sont approuvées ? Lesquelles sont exclues ? Que peut-on garder en mémoire ? Que faut-il supprimer ou ne pas collecter ? Sans réponses, un accès large serait prématuré.

Rendre les contrôles visibles

Le résultat montre ses sources, incertitudes, validations requises et actions proposées. Une personne doit pouvoir comprendre pourquoi une proposition apparaît.

Cette visibilité rend les corrections utiles. Une mauvaise citation indique une règle de source à revoir ; une préférence mal comprise, une mémoire à corriger ; une proposition hors périmètre, une limite d’autorisation à préciser.

La gouvernance évolue avec le travail réel. Elle ne se résume pas à un document écrit une seule fois.

Tester avant de lancer

Posez des questions concrètes : qui repère un mauvais brouillon ? Comment voit-on un accès à une mauvaise source ? Qui corrige une mémoire erronée ? Que devient le travail si le modèle ne répond plus ? Qui reprend le rôle lorsqu’une personne part ?

Si l’équipe ne sait pas répondre, elle n’est pas prête à élargir l’autonomie. Elle peut néanmoins commencer par un pilote limité, en lecture seule et avec relecture humaine. Des responsabilités claires permettent ensuite de passer d’un rôle encadré au suivant.

Définir vos validations